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lundi 31 mars 2008

Yin-Yang

Les trois grandes écoles officielles Taoïsme, Bouddhisme et la religion populaire, ont façonné la culture de la Chine pendant des millénaires et représentent encoure aujourd'hui un élément de la civilisation chinoise.
Les traditions religieuses de la Chine reposent sur 2 principes fondamentaux : le cosmos est un espace sacré et tous les éléments du cosmos sont interdépendants. Leur principal objectif consiste à maintenir le caractère sacré en faisant régner l'harmonie entre les hommes, la nature et les animaux.
Tout ce qui existe, y compris le ciel, la terre, les hommes est fait de la même substance vitale, le Qi, le Qi se manifestent essentiellement sous la forme de 2 forces complémentaires, le Yin et le Yang.
A l'origine ces termes signifiaient le versant ombragé d'une colline (Yin) et son versant ensoleillé (Yang). Selon la philosophie chinoise toute chose est faite de Yin et de Yang en proportion variable. Le Yin et le complément du Yang.
Le Yin et le Yang représentent la loi général de l'univers, la conclusion de toutes choses, l'origine de toute transformation.

jeudi 27 mars 2008

Peindre le dragon et ajouter l'oeil


Selon la légende, Zhang Sengyou, peintre illustre du Vème siècle, aimait à passer ses loisirs dans un temple. Un jour qu'il peignait, des badauds constèrent qu'à chaque dragon, il manquait un oeil. Fort surpris, ils lui en demandèrent la raison "les dragons se seraient immédiatement envolés", leur répondit le peintre. Bien sûr, personne ne le crut, et tous insistèrent. Mais à peine eut-il accédé à leur requête que les cieux s'assombrirent. Alors, dans un grondement assourdissant, sous des éléments déchaînés, les dragons se libérèrent de la fresque murale et s'envolèrent.

shadow play

mercredi 26 mars 2008

lundi 24 mars 2008

Bernard-l'hermite - Poème


"Les volets se ferment et j'entre dans ma coquille...

Je renoue avec les battements de mon coeur...

Une infiltration de lumière baignée de gris azur m'appellera peut-être au dehors...

Selon le temps, je deviendrais escargot, tortue...

Et pourquoi pas Bernard-L'ermite...

Je choisirai alors la coquille selon mon humeur...

Je la devine sage, alambiquée, neutre ou colorée...

Elle sera simplement le reflet de mon âme..."

Kaïtan

samedi 22 mars 2008

Jean-Paul Texier - Photographe






"Marchez... sentez... posez votre regard...
peut-être aurez-vous ainsi voyagé et repartirez autre..."

Jean-paul Texier sublime le réel grâce à ses photographies et à ses installations orignales. Son oeuvre explore ainsi le végétal "comme objet capable de traduire le rapport du corps et du vivant à l'espace." Le tout forme une "chorégraphie", sorte de ballet aérien.
Chorégraphies - Jean-Paul Texier

vendredi 21 mars 2008

De Bagdad à Babylone

L'ultime pillage de Babylone ( musée archéologique de Bagdad)

On l'apercevait à des kilomètre à la ronde. Plantée sur le sable au bord de l'Euphrate, Babylone, située à 90 kilomètres de Bagdad, était cernée par de luxuriants jardins en terrasses et par d'épaisses murailles crénelées, hérissées de dizaines de tours. Huit portes monumentales, ornées de décors permettaient d'y pénétrer.
Dominant l'ensemble, du haut de ses 90 mètres, se dressait la fameuse tour de Babel, dédiée à Mardouk, le principal Dieu du panthéon Babylonien.
Considérées comme le centre de l'univers, elle était surmontée de deux énormes cornes d'or.


Cette démesure à largement contribué à forger le mythe de Babylone, ainsi que le nom même de la ville, signifiant la "Porte des Dieux". La cité, fondée au IIIe millénaire avant notre ère, prit son essor sous le règne d'Hammourabi. Nabuchodonosor II en fit une capitale d'Empire, haut lieu intellectuel et culturel de l'Orient.
Sa splendeur fut telle qu'elle ne cessa d'attiser les convoitises.
Babylone : Exposition à découvrir au musée du Louvre jusqu'au 2 juin 2008

mardi 18 mars 2008

Poème Zen

Au temple Ch'ung yi
Une tasse de thé, le parfum du brûle-encens,
les plaisirs abondent
Longue journée, les visiteurs partis on ferme
le temple
Soudain, sous l'auvent un vent frais agréable
Il soulève le chant des jeunes cigales qui se mèle
à ma lecture à voix haute

dimanche 16 mars 2008

Anselm Kiefer Monumenta Photographs feat. Björk

ANSELM KIEFER




Sternenfall - Installations - Grand Palais - 2007


L'oeuvre d'Anselm Kiefer n'est pas d'un abord facile. Son caractère monumental tient le spéctateur à distance, à qui il revient de maîtriser cette distance, de se l'approprier, c'est-à-dire autant de s'en approcher que d'en saisir pleinement le caractère propre. Le monumental qui nous est imposé est un monumental plus de situation que de dimension. Rencontrer l'oeuvre de Kiefer constitue un choc. Nous sommes subjugés par la grandeur...

Anselm Kiefer

samedi 15 mars 2008

TIBET

Des moines Bouddhistes à Xiahe dans une région Tibétaine du Nord de la Chine.

A l'approche des JO de Pékin des centaines de Tibétain, malgré la répression policière n'hésitent plus à descendre dans la rue pour revendiquer leur droit à l'indépendance, ainsi que contre la décision des autorités chinoises de fermer plusieurs grands monastères. Le Dalaï-Lama s'est dit profondément inquiet par la situation au Tibet.


vendredi 14 mars 2008

Limitations Personnelles


L'histoire de la vie d'un individu est unique. Le milieu dans lequel il a vécu, l'influence qu'ont exercée sur lui ses parents et les figures d'autorité qui étaient - ou sont encore - importantes à ses yeux, l'ambiance familiale et l'éducation reçue, les traumatismes aussi bien que les routines quotidiennes, puis plus tard les mille et une péripéties de la vie ont façonné sa vision de la réalité de façon caractéristique.

La pluspart des expériences accumulées depuis notre naissance sont stockées dans notre cerveau et nos tissus nerveux. Parmi celles-ci, les premiers événements vécus par l'enfant ainsi que ses réactions par rapport à ceux-ci ont un impact puissant. A moins d'un changement imprévu, ils constitueront sont point de référence pour le futur. Dès l'age de cinq ans, un enfant a déjà enregistré des milliers d'informations et connu suffisamment d'expériences importantes pour se faire une idée de ce qu'est la vie en général et de ce que sera la sienne en particulier. Il a déjà une idée de sa valeur, de ce qu'il peut attendre des autres et de ce qui lui sera accessible plus tard.

Bien que l'on retrouve, d'un individu à l'autre, de nombreux points communs, il n'y a pas deux vies qui soient exactement identiques, et comme chacun de nous construit sa représentation du monde principalement à partir de sa propre expérience, il n'existe pas non plus deux modèles qui soient tout à fait semblables : le modèle du monde d'une personne est aussi unique que le sont ses empreintes digitales.

Une distinction fondamentale s'établit donc entre le monde et l'expérience que nous en avons. De notre naissance à notre mort, en passant par les stades successifs de notre évolution, chacun de nous construit et organise sa vision de la réalité. Ce modèle propre à une personne constitue le centre de son univers vécu et lui fournit une représentation de son milieu interne (ce qui ce passe en elle) et externe (son environnement). Il se compose des perceptions présentes ainsi que de l'ensemble des divers processus de pensée, systèmes de croyances, décisions de vie et sentimenst spécifiques à cette personne.

Nous sommes les architectes de notre réalité, et c'est dans une large mesure l'idée que nous nous faisons du monde qui détermine notre perception et notre expérience de celui-ci, ainsi que les choix qui seront à notre portée au cours de notre vie.

La plupart de nos comportements, sinon tous, en dépendent, qu'il s'agissent d'ouvir un porte, de tomber amoureux, d'apprendre à se décider ou plus largement de réussir notre vie ou de la gâcher.

jeudi 13 mars 2008

Michel Plaisir - Peintre

Le baiser de la danaïde
Huile sur toile 130x143
"Son oeuvre étrange parfois teinté de surréalisme s'inscrit résolument dans le courant figuratif. Avec humour et poésie entre rêve et réalité, ses fleurs, ses animaux, et ses personnages à l'énigmatique perfection sont les témoins muets de notre temps. On sent dans chaque composition le désir d'emmener le visiteur vers le mystère et l'onirisme.
Saisissant le présent dans son intensité subjective, l'artiste en restitue l'exacte dimension dans un festival de couleur.
Sa peinture est passion : passion de la vie, passion de la beauté dans la forme la plus achevée. Elle suscite l'émotion et nous va droit au coeur."

mardi 11 mars 2008

Observation


Aviez-vous remarqué que chaque brin d'herbe est d'un vert différent ?


Milton Erickson

dimanche 9 mars 2008

Raku


Chojiro (?-1589), Potier Japonais est le fondateur du style Raku.

Sa rencontre avec le Maître de Thé Sen No Rikyu (1522-1591) l'amène à la demande de celui-ci, à créer des bols (Chawan) destinés à la cérémonie du thé. Le Chanyu empreinte de l'influence Zen, les bols ne devaient pas détourner l'attention par leur beauté ou leur raffinement. Chojiro produisit des bols exclusivements rouges ou noirs, d'aspect simple et sans décoration, qui refletait les idéaux du Wabi (beauté trouvée dans la simplicité et la sobriété).

La technique du Raku est un procédé de cuisson. Les pièces incandescentes sont enfumées, trempées dans l'eau et laissées à l'air libre. Dans tous les cas ces pièces travaillent et chantent ainsi l'histoire de la terre, du feu et de l'eau.

L'implication dans le Raku est souvent plus profondément issue de sa philosophie, de ses racines et de son sens culturel. Raku signifait joie, aisance et bonheur.

vendredi 7 mars 2008

TADAO ANDO




Une géométrie transparente gouverne son oeuvre, "Ce que j'essaye d'exprimer à travers le béton n'est pas la brutalité de Le Corbusier mais quelque chose de plus subtil." Minimaliste, il refuse le sentimentalisme. Derrière cette beauté visuelle, Tadao Ando possède l'intensité de la nudité de ses matériaux.


Tadao Ando est né à Osaka au Japon, le 13 septembre 1941. Jumeau, ses parents avaient fait de lui l'héritier de la lignée de sa mère et c'est sa grand-mère maternelle qui l'éleve. Pour Ando, élevé dans le cadre des shitamachi typique d'Osaka, mélange de quartier de maisons bon marché, de boutiques et d'ateliers, les rues furent aussi l'école et les ateliers de salle de classe. Chaque jour après les cours, il fréquentait l'atelier d'un charpentier face à la maison de sa grand-mère. Il y appris à reconnaître la spécificité des bois et découvrit que la précision de la main au travail peut atteindre le centième de millimètre. Il versa du métal fondu dans un cadre de bois de sa propre invention et souffla du verre dans une verrerie voisine. A travers ces expériences, il développa une sensibilité concrète aux matériaux.

En 1958, il fait ses débuts de boxeur professionnel, il a alors 17 ans. Cette expérience exercera une très forte influence sur sa vie. Ando avait soif de connaissance. Mais son tempérament était inadapté à l'environnement éducatif traditionnel. Il ne suivit jamais de cours à l'université et ne se forma jamais auprès d'un architecte établi. Autodidacte, il a fait seul son chemin. Il possède des connaissances approfondies mais tirées essentiellement d'une expérience directe.

A 24 ans, il décide de tout abandonner pour parcourir le monde. Il se rendit d'abord en bateau de Yokohama à Nahodka pour prendre le Transibérien jusqu'à Moscou puis partit en Finlande. Après avoir visité les grandes villes européennes, il s'embarqua à Marseille pour l'Inde via le cap de Bonne-Espérance.

L'architecture d'Ando est une architecture de murs. Ses oeuvres font appel à une gamme limitée de matériaux et expriment leur texture à nu. L'attention soignée qu'il porte aux matières est une des clés de la tension et l'ascétisme caractéristiques de son travail. Ses murs sans ornements sont puissants et lourds. Les matériaux purs cristallisent ses intentions. Ils affirment à ceux qui les touchent ou qui habitent entre eux : "Soyez purs, soyez beaux, soyez forts." Ils expriment une force intérieure et c'est en eux que l'on peut découvrir les convictions de l'architecte.

mercredi 5 mars 2008

Beautés de la Chine

Quelques belles images de la chine

Conte Chinois


Un emprereur avisé voulait choisir en qualité de Premier ministre le plus sage de ses sujets. Après des semaines d'épreuves très difficiles, il ne resta plus que trois concurrents. L'empereur s'adressa solennellement à eux :
"Voici la dernière épreuve, l'ultime défi, dit-il. Vous serez tous trois enfermés dans une pièce sans fenêtres. La porte sera munie d'une serrure extrêmement compliquée et terriblement solide. Le premier qui réussira à sortir sera l'élu."
Deux postulants, qui étaient fort savants et renommés pour leurs grandes connaissances, se plongèrent aussitôt dans des calculs ardus, alignant d'interminables colonnes de chiffres, traçant des schèmas complexes, ébauchant des diagrammes hermétiques. De temps à autre, ils se levaient, examinaient la serrure d'un air pensif, et retournaient à leurs travaux tout en soupirant.
Pendant ce temps, le troisième, assis sur une chaise, ne faisait rien. Il méditait. Tout à coup, il se leva, se dirigea vers la porte, tourna la poignée, ouvrit la porte, et s'en alla.

samedi 1 mars 2008