
Vous me demandez pourquoi je perche
sur la montagne émeraude
je ris, sans répondre, le coeur libre
les fleurs des pêchers au fil de l'eau s'éloignent
ciel et terre ici diffèrent du monde ordinaire
Poème Zen - Moundarren
Photo : Ray Rasmussen



Des pointes taillées de crayons de couleur sont la base du travail de l'artiste Sud-Africaine Jennifer Maestre
"Il ne faut pas attendre que le futur se révèle mais contribuer à le créer car nous sommes le futur" !
Chacun sait que dans les rêves on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait souvent la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes. Je me vis dans un petit parc où se prolongeaient des treilles en berceaux chargées de lourdes grappes de raisins blancs et noirs, à mesure que la dame qui me guidait s'avançait sous ces berceaux, l'ombre des treillis croisés variait encore pour mes yeux ses formes et ses vêtements. Elle en sortit enfin, et nous nous trouvâmes dans un espace découvert. On y apercevait à peine la trace d'anciennes allées qui l'avaient jadis coupé en croix. La culture était négligée depuis de longues années, et des plants épars de clématites, de houblon, de chèvrefeuille, de jasmin, de lierre, d'aristoloche, étendaient entre des arbres d'une croissance vigoureuse leurs longues traînées de lianes. Des branches pliaient jusqu'à terre, chargées de fruits, et, parmi des touffes d'herbes parasites, s'épanouissaient quelques fleurs de jardin revenues à l'état sauvage .
La sémantique japonaise propose, une conjonction de six notions incontournables. Un objet se doit d'être tout à la fois :
Bouilloire signée Sori YANAGI
Fines, déliées, flottent les toiles d’araignées

J'ordonnai qu'on sortit mon cheval de l'écurie. Le domestique ne me comprit pas. J'y allai moi-même, sellai mon cheval et le montai. J'entendis une fanfare au loin, je lui demandai ce que cela signifiait. Il n'en savait rien, n'avait rien entendu. A la porte, il me retint et me demanda : "Où vas-tu, maître ?
Détails intérieur de la Maison Carré, dessinée, réalisée et meublée par Alvar Aalto dans les années 1950 pour un célèbre marchand d'art. Elle est la seule réalisation française du maître. La charte énoncée par le galériste est simple. Il veut que cette "oeuvre à vivre" soit petite vue de l'extérieur mais grande à l'intérieur. Qu'elle mette en valeur son impressionnante collection d'oeuvres... Le projet s'accorde avec le dénivelé du terrain. Les murs de briques blanches, le bois qui encadre les ouvertures et les touches de cuivre préservent la discrétion voulue par Louis Carré. Les lignes droites se prolongent par un terrassement asymétrique menant à la piscine et son solarium. 