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vendredi 31 octobre 2008

Rieko Kawabe - Kamakura

Aucun matériau n'évoque plus l'Asie que le bambou. Ses tiges gracieuses et ses feuilles délicates figurent dans les peintures à l'encre de Chine, ornant paravents et rouleaux. Droit et haut, son tronc tire sa grande résistance de sa forme tubulaire renforcées d'articulations à intervalles réguliers. Léger et présentant une surface riche en texture, il se prête à d'innombrables usages : sols, plafonds, fenêtres, sièges, tables, plateaux, louches et stores. La maison de Rieko Kawabe à Kamakura au Japon cronstruite en béton brut, recourt au bambou pour de nombreux type de cloison, ainsi que les sols, les fenêtres et le mobilier. Des matéiaux naturels créent une géométrie sévère, encadrant la vue sur l'océan. La barrière de bambou (Kekkai) est un symbole traditionnel signifiant "N'allez pas plus loin." L'air et la lumière filtrent à travers les arrangements de tiges, offrant un cadre moderne à la cérémonie du thé au coeur d'une végétation typiquement asiatique.
Vivre au Japon - Taschen

jeudi 30 octobre 2008

(...la plus chaude sagesse d'oiseau, etc.)

Je dis à Blum, bien trop tôt, tout serait parti en fumée, comme cela arrive toujours chez moi, pas vrai, je veux dire bien trop tôt, tout se serait à nouveau posé, aplani, normalisé, au sens de : heureuse de pouvoir être allongée sur la literie, bouquiner 1 peu ici et là, les livres préférés à côté de l’oreiller, le manteau floconneux dans la fenêtre, le silence parfait, intérieur / extérieur .. l’harmonie, je dis à Blum, comme « la desserte, harmonie en rouge » d’Henri Matisse, tableau où le papier peint se fond dans la nappe, tandis que le PERSONNAGE DE LA PIECE ou l’ANIMATRICE DE CHAMBRE enterre sa main gauche, plonge sa main gauche dans la pyramide de fruits, tandis que la droite saisit le cou du plateau en verre, à côté la mise en scène huilée des petits pains, des jeunes pousses des pins, des ramures des poissons .. et ramassés sur le plancher papier après papier parce que l’air court dans la chambre, bulles - frères - d’air : l’air court dans le bureau, l’air va et souffle dès que j’aère 1 tant soit peu la couverture étalée sur mes pieds...
Extrait de Brutt ou les jardins soupirants de Frédérike Mayröcher

mercredi 29 octobre 2008

Savoir...!

Non seulement rien d'humain ne devrait échapper à la curiosité de l'enquête, mais rien de naturel, de cosmique, ne devrait échapper à la pulsion de savoir. Le savoir plonge dans le rêve, comme on s'enfonce dans les galeries de la mine ou des grottes, le rêve est au fondement du savoir. Tout tend à être art, parce que le principe qui doit régir l'ensemble de l'activité humaine est la créations.
Extrait de : Anselm Kiefer au Grand Palais - Collection Regard

mardi 28 octobre 2008

Une histoire de poule...!


Pourquoi la poule traverse-t-elle la route?

Platon : Pour son plus grand bien.
Doug Hofstadter : Pour chercher une explication à la correspondance existant entre la représentation externe de l'objet-route et la conceptualisation interne du concept-route.
Machiavel : De cette manière, ses sujets la considéreront avec admiration, comme une poule qui a le courage d'oser traverser la route; mais également avec peur, car lequel parmi eux serait capable de rivaliser avec un tel parangon de la vertu avienne ? De toute façon, l'important est que la poule ait traversé. La fin de traverser la route justifie n'importe quel motif.
Hippocrate : A cause d'un excès d'une humeur bilieuse, de couleur vert clair au niveau de la poche principale de son estomac.
H.P. Lovecraft : Pour tenter dans un effort désespéré d'échapper aux forces ténébreuses impies, émanations de Cthulhu et de Shub-Niggurath, qui la poursuivaient sans relâche, avides de s'emparer de chaque parcelle de son âme à jamais brisée.
Sappho : Pour le goût de tes lèvres, la douceur de ta peau...
J.R.R. Tolkien : La poule, illuminée par un rayon de soleil qui se reflétait sur sa radieuse livrée de plumes jaune-orangé, s'approcha de la route sombre et recouverte d'une asphalte a l'aspect menaçant. Elle la scruta longuement de ses yeux aux teintes d'obsidienne. Elle s'imprégna de chaque détail, de la texture un peu rugueuse de la surface, soumise aux passages d'innombrables voitures, des vagues qu'exsudait l'asphalte sous l'effet de la chaleur. Puis elle traversa.
Carl Jung : La confluence des événements dans le gelstat culturel nécessitait que les poules traversent la route durant cette conjonction historique, entraînant synchroniquement une telle occurence de l'état de non-existence à celui de réalité.
Albert Einstein : Que la poule ait traversé la route ou que la route ait traversé la poule dépend en fin de compte du référentiel dans lequel on se place.
Bouddha : Si tu poses cette question, tu renies l'individu-poule qui est en toi.
Darwin : C'était l'étape logique après être descendue de l'arbre.
Epicure : Pour rigoler.
Sigmund Freud : La poule était bien évidemment de sexe femelle et interprétait par conséquence le poteau de signalisation comme un symbole phallique duquel elle a voulu se rapprocher.
Werner Heisenberg : Nous ne sommes pas sûrs du côté duquel était la poule, mais elle bougeait très vite.
Martin Luther King : Parce qu'elle avait un rêve.("J'ai eu la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser les routes sans que l'on ait besoin de leur demander pourquoi ils voulaient les traverser.")
Arthur Andersen Consulting : La dérégulation du marché du côté de la route du poulet menaçait sa position dominante. La poule était confrontée à des challenges significatifs pour développer et créer les compétences requises pour le nouveau marché global compétitif. Andersen Consulting, dans une relation de partnership avec le client, a aidé le poulet à repenser sa stratégie de redistribution physique et l'implantation des process. En utilisant le CIM (Chickenpoul Integration Model), Andersen a aidé le poulet à redéployer ses forces, savoirs, capitaux et technologies et à supporter sa nouvelle stratégie dans un cadre de program management. Andersen Consulting a réuni un panel d'analystes de routes et de poulets ainsi que de consultants Andersen spécialisés dans l'industrie des transports pour engager un meeting de deux jours afin de mettre en commun leur capital de connaissances personnelles, tacites aussi bien qu'explicites, et leur permettre de les faire agir en synergie afin d'atteindre les buts implicites de délivrer, architecturer avec succès et implémenter un cadre de valeur transentreprenarial dans le continuum des procédés cross-medium aviaires. Le meeting a été tenu dans un endroit semblable à un parc permettant et créant un environnement qui était basé sur la stratégie, fixé sur l'industrie, et bâti sur un message au marché consistant, clair, et unifié, et aligné sur la vision, la mission et les valeurs fondamentales du poulet. Ce fut décisif pour la création d'une solution de totale intégration de business. Andersen Consulting a aidé le poulet à changer et à devenir plus efficace.
Neil Armstrong : Un petit pas pour une poule, un grand pas pour le poulailler !
Jorge-Luis Borges : Authentique était la traversée; seuls étaient faux la route, la poule et quelques autres événements. L'important est qu'on y ait cru.
Ernest Hemingway : Pour mourir. Sous la pluie.
Galilée : Et pourtant elle traverse.
Fox Mulder : Tu l'as vu traverser la route de tes propres yeux. Combien de poulets devront encore traverser la route avant que tu y croies enfin ?
Bill Gates : Nous venons de terminer le Poulet Windows 2000, qui pourra non seulement traverser les routes, mais aussi pondre des oeufs, manger du grain, servir de porte-documents et calculer sa ration d'aliments. La date de sortie est prévue pour le 1er trimestre 2000. Enfin, il y aura peut-être un peu de retard... Cependant la version bêta est disponible pour 30 $.
Grand-père : De mon temps, on se posait pas la question de savoir pourquoi le poulet traversait la route! On roulait dessus, on le ramassait, on le vidait et on le bouffait à midi !
Confucius: Le poulet qui d'abord regarde des deux côtés, vivra assez pour voir une autre journée.
Capitaine James Kirk : Pour aller là où aucun poulet n'est jamais allé auparavant.
Ronald Reagan : J'ai oublié.
William Shakespeare : Traverser ou ne pas traverser ? Là est la question...
Saddam Hussein : C'était un acte de rebellion qui sera puni par 50 tonnes de gaz innervants sur le poulailler d'origine du poulet.
Rambo : J'en ai raté un ?
Bill Clinton : I did not have sexual relations with THAT chicken. What do you mean by "chicken"? Could you define "chicken" please?
OJ Simpson : Ce poulet a traversé la route et s'est fait écraser uniquement à cause de la couleur de ses plumes.
Aimé Jacquet : Alors mes poulets, il va falloir se retirer les ergots du croupion et il va falloir la traverser cette route
Nelson Montfort : - J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le foooorrrrrmidable exploit de traverser cette suuuuuuperbe route. -Why did you cross the road ? -Cot ! Cot ! - Et bien, il dit que qu'il est extrêmement fier d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée très dure, mais il s'est accroché, et...

La bonne réponse : C'était trop long de faire le tour...!


Auteur Inconnu, Photo Eiline

lundi 27 octobre 2008

Thé


"Le premier bol onctueusement humecte lèvres et gosier
Le deuxième bannit toute ma solitude
Le troisième dissipe la lourdeur de mon esprit,
Affinant l'inspiration acquise par tous les livres que j'ai lus
Le quatrième produit une légère transpiration,
Dispersant par mes pores les affliction de toute une vie
Le cinquième bol purifie tous les atomes de mon être
Le sixième me fait de la race des Immortels
Le septième est le dernier… Je n'en puis boire davantage."
Lu Thang

samedi 25 octobre 2008

Chine...Civilisation

Regarder les libellules.

"Le vieux peintre Wang Fo est son disciple erraient le long des routes du royaume des Han. Ils avançaient lentement car Wang Fo s'arrêtait la nuit pour contempler les astres et le jour pour regarder les libellules. Ils étaient peu chargé car Wang Fo aimait l'image des choses et non les choses elles-mêmes.Pour lui aucun objet au monde ne valait la peine d'être possédé excepté quelques brosses, des pots de laques, de l'encre en rouleaux de soie et du papier."
Marguertie Yourcenar, Conte d'Orient.

jeudi 23 octobre 2008

Une nuit au creux des bois...

Dormir au plus profond de la foret Creusoise, lové dans des nids, des cocons et des terriers, c’est ce que propose Lucien Cassat, créateur de Lou Fagotin, à ceux qui veulent vivre la nature autrement.
Après une nuit bercée par des bruissements inconnus, le plaisir de se réveiller dans une tanière enfouie parmi les chênes, les hêtres et les châtaingiers.
Posée au creux des rochers, l’une des deux « faines » surplombe la rivière. Ainsi baptisée en référence au fruit du hêtre, elle est recouverte d’une sorte de chaume que l’on récolte sur le tronc de l’arbre.
Reportage Daniel Rozensztroch /Isabelle Reisinger/ Marie Claire Maison

mercredi 22 octobre 2008

Prouvé...

Signé Jean Prouvé, un pavillon démontable d'exception.
Construit en 1944-1945 et destiné à reloger les lorrains à la Libération. Ce cabanon de 54m² en panneaux de sapin et structure métallique, est l'un des rares exemplaires restants.

mardi 21 octobre 2008

Sergio Rogrigues...

Fauteuil Diz (2002)
Sergio Rodrigues est le plus célèbre designer du continent sud-américain, créateur d'icône du mobilier contemporain et inventeur du style brésilien. Architecte, il s'est pris de passion pour le bois et à commencé à vendre ses meubles, puis a rapidement ouvert à Rio un studio d'architecture d'intérieure, de décoration et de scénographie, combiné avec une galerie d'art et de mobilier, réalisant des meubles pour des commandes spécifiques. Aujourd'hui il continue à travailler dans son atelier de Rio, dans le quartier populaire de Botofogo.

dimanche 19 octobre 2008

House N...


La House N de Sou Fujimoto, architecte japonais vivant à Tokio, est simple dans ces formes. Elle est constituée d'un cube à la fois ouvert et fermé entre l'intérieur et l'extérieur. "C'est la raison pour laquelle la vie dans cette maison ressemble à la vie parmi les nuages". Aucune frontière distincte entre intérieur et extérieur. Dans une structure imbriquée, l'espace de plein air est comme l'intérieur et l'espace intérieur est comme l'extérieur et vice versa. L'architecture n'est pas basée essentiellement sur l'espace, ni sur la forme, mais simplement sur l'expression de la richesse de la relation de maison et de la rue. "La ville et la maison ne sont pas différentes l'une de l'autre dans l'essence, mais ne sont que des approches différentes ou des expressions différentes de la même chose, une ondulation d'un espace primordial où habite l'homme". Sou Fujimoto
Photo : Iwan Baan

samedi 18 octobre 2008

Visite à un moine...

La salle de méditation, personne pour ouvrir
je regarde par la fenêtre, une brosse blanche,
couverte de poussière, est accrochée au mur
Vaine visite, je soupire
sur le point de repartir, je musarde un moment
des nuages parfumés s'élèvent de la montagne
une pluie de fleurs tombe du ciel...

Li Po - Moundarren
Photo Eiline

Vuitton...

Un petit poisson, un petit oiseau...魚

Un petit poisson, un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre

Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson, un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

Perdu aux creux des nuages

On regarde en bas pour voir
Son amour qui nage
Et l’on voudrait bien changer
Ses ailes en nageoires
Les arbres en plongeoir
Le ciel en baignoire...

...On veut que vienne l’orage
Qui apporterait du ciel
Bien plus qu’un message
Qui pourrait d’un coup
Changer au cours du voyage
Des plumes en écailles
Des ailes en chandail
Des algues en paille.

Rivière / Bourgeois / Gréco (1966)
Photo : Eiline

vendredi 17 octobre 2008

Au Pic de la Fleur de Lotus...

Par le versant ouest je gravis le Pic de la Fleur de lotus
au loin j'aperçois l'Etoile lumineuse,
sa main blanche tient la Fleur de lotus
son vol aérien décrit l'immensité
sa robe arc-en-ciel, traînant une large ceinture,
flotte dans le vent, monte dans le ciel
elle m'invite à grimper sur la Terrasse des nuages,
pour aller saluer l'immortel Wei Shu ch'ing
ébahi je la suis dans sa course
chevauchant une cigogne je parcours le ciel pourpre...
Li Po : Moundarren
Photo

jeudi 16 octobre 2008

Bruno Aveillan - Eau de Rochas...

Finn Juhl...

Modèle 45
Finn Juhl (1912-1989) Architecte et Designer Danois. Il va entraîner le design danois sur une voie nouvelle, celle des formes organiques plus abstraites et sculpturales". Juhl est considéré comme l'un des pères du design danois dont il a régénéré les codes depuis les années 40. Organique, confortable. Son travail, ultra-rafiné, se caractérise par un savoir-faire répondant aux standards de qualité artisanale scandinave.

mercredi 15 octobre 2008

Glenn Murcutt...

Glenn Murcutt est né à Londres en 1936, au hasard d’un voyage de ses parents, mais a passé sa petite enfance en Nouvelle-Guinée, où son père, Arthur, est chercheur d’or et a construit de ses mains sa propre bicoque. De retour en Australie, après le déclenchement des hostilités par les Japonais, celui-ci devient promoteur et constructeur à Sydney et initie son fils aussi bien à la psychanalyse de Jung qu’à l’architecture moderniste de Mies van der Rohe. Glenn doit à son père de savoir prendre la mesure de toutes choses. A sa manière, c’est un artisan. Travaillant seul du projet à sa réalisation, cela depuis qu’il a fondé son bureau en 1969. Cette manière de travailler permet à Murcutt de se pencher sur chaque cas en s’accordant le temps nécessaire. Ses croquis montrent à quel point il est attentif à l’ensoleillement, à l’orientation des vents, à la fréquence des pluies, à l’implantation de la végétation.
Glenn Murcutt a, par exemple, un faible pour la tôle ondulée, qui étire les lignes. Ses bâtiments épousent les ondulations des landes ou, parmi les arbres, semblent avoir poussé avec eux. « Ils touchent la terre avec légèreté », lui ont dit des Aborigènes. Ils respirent avec elles. Des parois pivotent ou basculent. Et même quand les éléments se déchaînent, ses constructions s’en font les comparses. Il suffit de noter comment ses descentes d’eau pluviale complètent le cachet et l’harmonie de ses réalisations.
Source : aaroots

mardi 14 octobre 2008

Palmier Hawaïen...

Le palmier Hawaiien "Brighamia insignis Kirsten" est l’une des variétés de plantes les plus menacées dans le monde. A Hawaï, il en existe moins de 10 exemplaires dans la nature. Plant Planet vient de débuter un programme de multiplication des graines récoltées sur les dernières plantes à l’état sauvage. En collaboration avec l’UICN, l'Union International pour le Conservation de la Nature, ces plantes sont mises sur le marché et une partie des revenus issus des ventes est placée dans un fonds destiné à sauver le palmier d’Hawaï et d’autres sortes de plantes menacées et de les replacer dans la Nature.Le palmier est très décoratif et n’est pas comparable à aucune plante existante. Le tronc sert de réserve, ce qui rend la plante très résistante. En collaboration avec IUCN, un site Internet a été créé, n’hésitez pas à aller découvrir ce site et découvrez tous les secrets de cette plante. http://www.hawaiianpalm.nl/
Source : PlantPlanet

Melle Totoro...

lundi 13 octobre 2008

Vase Savoy

Hugo Alvar Henrik Aalto, est le plus célèbre architecte et designer finlandais, et aussi l’un des plus importants pionniers du design organique. Dès son plus jeune âge, ce fils de géomètre arpenteur manifeste de l’intérêt et des disposition pour les arts. Il collabore aussi avec les verres Riihimäki (1933) et Iittala (1936). Tout comme son mobilier et son architecture, ses créations en verre se caractérisent par leurs formes organiques. Le vase Savoy (1936) est devenu un classique. Sa forme sinueuse pourrait être aussi une allusion à son nom, qui signifie «vague» en finnois. Quoi qu’il en soit, les lignes rythmiques et asymétriques du Savoy expriment la quintessence de la nature et annoncent les formes fluides qui seront la marque du design scandinave d’après-guerre. Source : Wilipédia

dimanche 12 octobre 2008

Jour d'été dans la montagne...

Trop paresseux pour agiter mon éventail de plumes blanches
torse nu dans la forêt verte
j'ôte mon bonnet et l'accroche à un rocher
sur mon crâne découvert coule le vent des pins.
Li Po - Moundarren

vendredi 10 octobre 2008

L'Africain...

Il prend des photos. Avec son Leica à soufflet, il collectionne des clichés en noir et blanc qui représentent mieux que des mots son éloignement, son enthousiasme devant la beauté de ce nouveau monde. La nature tropicale n'est pas une découverte pour lui. A Maurice, dans les ravins, sous le pont de Moka, la rivière Terre-Rouge n'est pas différente de ce qu'il trouve en haut des fleuves. Mais ce pays est immense, il n'appartient pas encore tout à fait aux hommes. Sur ses photos paraissent la solitude, l'abandon, l'impression d'avoir touché à la rive la plus lointaine du monde. Du débarcadère du Berbice, il photographie la nappe bistre sur laquelle glisse une pirogue, contre un village de tôle semé d'arbres malingres. Sa maison, une sorte de chalet de planches sur pilotis, au bord d'une route vide, flanquée d'un seul palmier absurde.
Extrait : L'Africain de J.M.G. Le Clézio - Prix Nobel de Littérature 2008

jeudi 9 octobre 2008

Richard Serra...

Depuis 1970, Richard Serra travaille essentiellement l'acier, un matériel fréquemment associé à l'architecture et la l'ingénierie, des disciplines auxquelles l'artiste a eu souvent recours pour comprendre l'origine de la sculpture. En introduisant l'acier comme médium, l'échelle de ses œuvres a considérablement augmenté. Les pièces ne peuvent plus être perçues comme des objets discrets ; leur signification et leur constitution ne peuvent plus être séparées de leur environnement et elles obligent l'observateur à en faire le tour pour les appréhender. Cet intérêt pour l'expérimentation d'une perception qui dépend du mouvement à travers l'espace et le temps ou, selon les propres termes de Serra, “le souvenir et l'anticipation”, a pour origine une visite de six semaines réalisée par l'artiste au Japon, en 1970, à l'occasion duquel il découvre les jardins zen de Kyoto. Dans un jardin zen, il n'y a pas de vision fixe. L'impact de ce voyage sera évident dans de nombreuses œuvres postérieures, comme celles présentées dans cette installation, dont la vision extérieure ne laisse rien présager de la forme intérieure.
La suite de l'article : EGODESIGN.CA

lundi 6 octobre 2008

Kiwaï...

Le Kiwaï est un ancêtre du Kiwi, gros comme une cerise et sans poil, il était utilisé dans la pharmacopée de l'Empire de Chine. Plus riche que le Kiwi en vitamine C (jusqu'à 400mg par 100gr) et en oligo-éléments (potassium, calcium, magnésium, fer...). Il se consomme tel quel, souple, même un peu flétri, sans le peler. C'est une réelle source de vitalité...!

dimanche 5 octobre 2008

A384

A384 : Vase sculpture, créé par le designer Suèdois Ingebord Lundin en 1964

samedi 4 octobre 2008

Recette pour l'esprit...

Le repas suprême est une métaphore...! On dit souvent que les métaphores sont à distinguer de la réalité qu'elles décrivent. "La carte n'est pas le territoire", dit un proverbe, ou, comme le formule le zen, "on ne mange pas de gâteaux en carton-pâte".
En un sens, c'est vrai. Mais comme la plupart des vérités, ce n'est que la moitié ou les trois quarts de la vérité. Dans sont plus célèbre ouvrage, le Shobogenzo, Dogen va encore plus loin. "Les gâteaux en carton-pâte, eux aussi, sont réels", écrit-il. Les cartes, les recettes et les manuels d'instruction sont écrits avec de vrais mots et montrent de vraies images, véhiculant des informations tout aussi réelles sur nos vies et le monde où nous visons. Une carte peut nous aider à aller d'un point à un autre, une recette peut nous aider à faire une délicieuse miche de pain, et les paroles qui jaillissent de notre expérience et de nos coeur peuvent nous aider à vivre plus pleinement et plus complètement...
Extrait du livre : Comment accommoder sa vie à la manière zen.. Bernie Glassman.

jeudi 2 octobre 2008

Butterfly...

Le tabouret Butterfly créé en 1954 par Sori Yanagi pionnier du design industriel au Japon et réédité par Vitra. Yanagi a joué sur le principe de «pression/compression» pour concevoir ce siège aux lignes épurées. Un simple câble de métal sert à relier les deux panneaux de contreplaqué, incurvés. Son oeuvre associe l'utilisation de nouveaux matériaux et de formes minimalistes avec un raffinement tout en légèreté hérité de l'art traditionnel japonnais.
http://www.sentou.fr/

mercredi 1 octobre 2008

Tsui Tsung shih, rencontre...

L'automne est froid au neuvième mois
de la rosée blanche dans le jardin, le kiosque est désert
je me sens agacé, contrarié
"shao shao" le vent dans les feuilles
je rêve de rencontrer un homme brillant et impressionnant,
avec qui échanger nos impressions d'hier et d'aujourd'hui
le seigneur Li à l'improviste me rend visite
lui tenant la manche, je lui confie mon regret de ne l'avoir pas rencontré plus tôt
à sa juste critique j'applaudis
Li Po, Buvant seul sur la lune... Moundarren

Yann Tiersen - Esther