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lundi 29 septembre 2008

Passant la nuit au temple de la Terre pure

Les coqs chantent quand je quitte Hang Chow
il est déjà midi quand j'arrive au temple
pour la méditation, on verra plus tard
avant toute ma vie je n'ai jamais assez dormi
à la hâte on a balayé une chambre, y circule un vent frais
quand je referme la porte, l'agitation aussitôt cesse
d'un encens en spirale monte une mince volute de fumée
je me réveille, on fait bouillir de l'eau de la source du rocher
le thé aux bourgeons pourpres infuse, un nectar blanc et délicat
après le bain naît la fraîcheur du soir
mes cheveux grisonnants sont clairsemés, on peut les compter
je chante à voix haute en franchissant le portail
la couleur du crépuscule descend sur le village
la lune pâle est à moitié cachée par la montagne
les feuilles de lotus rondes rivalisent à renverser leur rosée
je le rencontre sur le pont de pierre et ensemble,
toute la nuit, avec un vieil ami nous devisons
le lendemain matin je me rends à son ermitage dans la montagne
un rocher lisse comme un miroir barre le chemin
autrefois il reflétait la silhouette des ours et des tigres,
aujourd'hui singes et oiseaux de se lamenter
dix mille générations, un bref instant
Texte : Poèmes Zen - Moundarren
Photo : Eiline

dimanche 28 septembre 2008

Le petit Prince...

Le petit prince - 1954 -

Récitant : Gérard Philippe,

Le Petit prince : Georges Poujouly

samedi 27 septembre 2008

Koan Zen...

Poulet aux myosotis.
Se procurer : A - un petit poulet bien tendre, B - un bouquet de myosotis, C - une pincée de vent, D - une cuillerée de miel, E - un zeste de soleil
Préparation et dégustation :
Caresser le petit poulet tendre de la tête au croupion. Mettre le bouquet de myosotis dans un vase bleu ciel. Y ajouter la pincée de vent et le zeste de soleil. Sans plus.
Déguster lentement la cuillerée de miel en regardant le petit poulet tendre picorer la pelouse...!

Extrait de "alphabet des délices et des souffrances" de la Renarde Rouge de Joëlle Briere

vendredi 26 septembre 2008

La goutte incandescente...

"Dans la tête, le trésor le plus précieux est une goutte incandescente de l'esprit, contenant le monde. Elle contient l'essence de mon moi. C'est là que se trouve le sens parfait de ma vie et mon plus sûr espoir d'une réalisation spirituelle élevée. C'est elle qui me remplit de vitalité illimité et me rend immortel. Si je la laisse s'obscurcir pour qu'elle n'apparaisse plus que rarement au niveau de ma conscience, mon pouvoir vital va diminuer avec l'âge et après ma mort mon essence se dissipera, mon esprit parviendra à la dissolution progessive. Voilà ce qui arrive quand on laisse les nuages sombres et noirs s'amonceler par l'amour de soi, les désirs immodérés et les passions. Mais mon yang shen va commencer à briller davantage et à m'imprégner tout entier jusqu'à ce que mon mental et mon corps soient remplis de sa propre substance. Je dois chérir ce trésor même en marchant et le sentir proche de la surface de ma conscience en agissant d'une manière digne de lui. Je dois surveiller mes pensées et mes émotions afin que mes énergies mentales et affectives ne soient pas bêtement gaspillées."
Carl Jung, Le Mystère de la Fleur d'Or.

Florent Pagny - Savoir Aimer

jeudi 25 septembre 2008

Le bois dans tous ses états...

Sawadee design fondée en 1997 par Jörn Neubauer et Christian Friedrich, designer autodidacte et sculpteur. Ils transforment, recyclent le bois des arbres abattus de leur ville de Berlin. Ils réalisent des objets, meubles et sculptures dont les défauts et aspérités de la matière imparfaite du bois fais partie intégrante du design. Dans leur conception, les designers cherchent à mettre en évidence l'histoire et le passé unique de chaque arbre dans une démarche sentimentale et écologique...

mercredi 24 septembre 2008

Windshape...

Windshape est une structure éphémère commandée en 2006 par le Savannah College of Art & Design (SCAD) comme un espace de rencontre pour les étudiants, ainsi qu'un lieu pour accueillir les événements sur leur campus de Provence à Lacoste, en France. Windshape est devenu le principal espace des réunions publiques, concerts, expositions, conférences, rencontres et fêtes tout au long de l'été 2006. Cette vigne structurelle est tissée d'un réseau de tuyaux en plastique blanc, réunis et tendus par des colliers en aluminium, et 50 kilomètres de chaîne de polypropylène blanc, filetés à travers la structure en treillis, créant des enceintes qui se balancent au grès du vent. En faisant varier le degré de tension dans la chaîne, Windshape répond en effet au vent de plusieurs façons, d'oscillations rythmiques à des ondulations rapides de ses surfaces. Par jour de vent forts, Windshape se déplace de façon spectaculaire, et fait un sifflement sonore semblable à des dizaines de cordes à sauter. Le mistral lui donne ainsi une forme structurelle en constante mutation. C'est un laboratoire qui permet de tester l'idée d'une architecture qui peut répondre aux stimuli naturels. Plutôt que de nous abriter des éléments, les bâtiments de l'avenir pourraient connecter les habitants au vent, en leur rappelant sa force et sa beauté.
Source :
Popflower

La feuille, créatrice de vie...

"Je ne peux regarder une feuille sans être écrasé par l'univers" a dit Victor Hugo dans ses correspondances, percevant avec la sensibilité exacerbée du poète toute la puissance vitale de cette extraordinaire création de la nature. Dans la vision symbolique ou poétique des plantes, le feuillage représente l'habit, l'aspect extérieur du végétal, sa personnalité première. Il est perçu de manière positive car il ombrage en été, abrite et réchauffe en hiver, protège de la pluie et du vent, tout en permettant de se dissimuler...
Source : l'âme des plantes - Patrick Mouliane

mardi 23 septembre 2008

La conséquence des feux rouges...

Je hais les feux rouge. En premier lieu parce qu'ils sont toujours rouges quand je suis pressé et verts quand j'ai tout mon temps, sans parler de l'orange qui provoque en moi une indécision horrible : dois-je freiner ou accélérer ? J'accélère, puis je freine, je réaccélère et à peine ai-je freiné de nouveau que déjà une fourgonnette emboutit ma portière, déjà une foule de gens se rassemble dans l'espoir de voir du sang, déjà un type armé d'une clé anglaise sort de la fourgonnette en me traitant de sombre crétin, déjà ma compagnie d'assurances me propose chaleureusement d'en changer pour un concurrent quelconque, déjà me voici privé de voiture pendant une semaine, me voilà déjà au bord du trottoir à faire des signes de naufragé aux taxis, me voilà déjà à payer une fortune pour chaque voyage où je dois par-dessus le marché supporter le ver luisant magique et la Ste Vierge en aluminium sur le tableau de bord, le squelette en plastique pendu au rétroviseur, l'autocollant représentant une demoiselle à chapeau et cheveux longs près de la pancarte "ne pas fumer je suis asthmatique"...
La deuxième et principale raison qui m'incite à haïr les feux rouges tient au fait qu'à chaque fois que je m'arrêtes surgissent derrière ma vitre des créatures invraisemblables : vendeurs de journaux, vendeurs de pansements adhésifs, des dames vertueuses avec des boîtes en métal pendues à leur poitrine qui vous collent autoritairement sur le coeur le crabe du Cancer, les gros balèzes de la Ligue pour les aveugles dans le sillage d'un haut-parleur sur le toit d'un tas de ferraille flambant neuf, le citoyen digne à qui on a volé son porte-monnaie et qui a besoin d'acheter son billet de train pour Porto, le tuberculeux avec son certificat à l'appui, toute la caste des infirmes (micocréphales, macrocéphales, boiteux, bossus, bras étiques, mains avec six doigts, mains sans un doigt, mongoliens, dirigeants de partis politiques, etc.), sans compter l'escouade des pompiers volontaires qui ont besoin d'une ambulance, les lauréats de l'Université de Combra, en cape et soutane, qui ont décidé de faire un voyage de fin d'études en Birmanie et les jeunes toxicos qui n'ont pas réussi à voler un seul lecteur de cassettes ce jour-là.
Résultat : au premier feu rouge je n'ai déjà plus de monnaie. Au deuxième je me retrouve sans veste. Au troisième sans chaussure. Au cinquième tout nu. Au sixième je donne ma Volkswagen. Au septième j'attends que le feu passe au rouge pour assaillir à mon tour, mêlé à la multitude de pompiers, étudiants, drogués et microcéphales, le premier véhicule qui s'arrête. En moyenne je change cinq fois de vêtements et de voiture avant d'atteindre ma destination, et quand j'arrive, au volant d'un camion TIR, flottant dans un pantalon gigantesque, mes amis se plaignent que je ne suis pas ponctuel.!
Auteur : Antonio Lobo Antunes - le livre des chroniques Photo : Eiline

dimanche 21 septembre 2008

Hôtel, Aire de Bardenas....Espagne

Dans le nord de l'Espagne à quelques kilomètres de la ville de Tuleda, le désert des Bardenas Reales offre des paysages caractérisés par des formations rocheuses érodées impressionnantes. Un panorama spectaculaire, unique en Europe, mais où les vents sont violents et les températures extrêmes. C'est là que les propriétaires ont fait le pari de s'installer pour leur première expérience en hôtellerie. Vu de l'extérieur, l'hôtel se brouille intentionnellement avec les environs. Un tapis de cailloux couvre la propriété jusqu'à la limite des champs de blé mitoyens. La structure, légère, démontable et recyclable, inspirée des bâtisses agricoles locales est entièrement en acier et se compose d'une série de modules cubiques dont la disposition permet de cadrer la vue, de minimiser l'impact sur le site, tout en produisant un jeu d'ombres et de lumière. Dorénavant si une étape s'impose en Navarre, c'est ici, pour goûter l'harmonie simple mais généreuse d'un lieu qui ne ressemble à rien d'autre.
Eric Wuilmot - Architecte à Vivre
http://www.airedebardenas.com/

samedi 20 septembre 2008

Mouvement Moderne...


Schindler fut l'un des architectes les plus marquants du Mouvement Moderne aux Etats-Unis. Né à Vienne, il fit ses études sous la direction d'Otto Wagner à l'Académie des Beaux Arts, sous celle d'Adolf Loos à la Bauschule et de Frank Lloyd Wright en travaillant dans son bureau à Oak Park et à Taliesin.Envoyé par Wright en Californie superviser la construction de la Barnsdall House, Schindler y trouve la situation idéale pour imaginer des variations sur le thème de la maison individuelle qui va constituer la majeure préoccupation de sa carrière. Dans la Lovell Beach House de 1926, souvent considérée comme son chef d'oeuvre. il expérimente les espaces intérieurs fluides, les vérandas, l'utilisation du béton et du verre. Le dessin architectural de Schindler reflète l'influence de ses professeurs mais il marque aussi durablement l'architecture moderne aux Etats-Unis. Bien que n'enseignant que très peu dans les écoles d'architecture, ses articles et ses oeuvres furent publiés en Europe et aux Etats-Unis. Ses réflexions personnelles sont tout à fait particulières car il fut élevé en Autriche mais passa le reste de sa vie aux Etats-Unis sans jamais revenir en Europe. Il la quitta juste avant la première guerre mondiale et ne maintint pas de relations directes avec les architectes et les artistes du Constructivisme russe, du Cubisme hollandais, du Bauhaus allemand ou du Futurisme italien. La plupart des architectes qui quittèrent l'Allemagne ou l'Autriche le firent pendant a période fasciste dont Schindler n'eut pas à subir les contraintes. Il fut ainsi très isolé tout au long de sa vie du style international et le résultat en fut une interprétation très personnelle de l'architecture.
Maison C. H. Wolfe, Avalon, Catalina Island, 1928
Maison W. E. Oliver, Los Angeles, 1933

jeudi 18 septembre 2008

Wong Wa

Sculptures, Céramiques, Peintures à l’encre, Collages en papiers déchirés ou découpés rassemblent culture occidentale et orientale, mêlent tradition et modernité en une vision qui se veut comme ce voyageur du présent. Les créations de Wong Wa nous livrent une émotion esthétique qui rarement éprouvée reste pure, affranchie, juste vraie. Les œuvres du maître surprennent, éblouissent, fascinent et nous révèlent un univers étonnant. Celui d’un artiste et d’un homme qui a su tout quitter pour s’aventurer, réapprendre, et se redécouvrir.Car, c’est au lendemain d’une exposition rétrospective le consacrant qu’il fait le choix de s’infliger un exil volontaire. Consciemment, il délaisse les honneurs et le statut privilégié de professeur à l’Ecole des Beaux-arts de Hong-Kong pour découvrir le monde, avec pour seul raison d’enrichir son art au contact d’autres cultures. Il emporte avec lui pour bagage, les trésors d’une jeunesse déjà bien remplie, la calligraphie, la gravure de sceaux, et comme seul passeport, une notoriété durement acquise d’artiste talentueux et de critique d’art.L’Art de Wong Wa est cosmopolite et intemporel. L’ensemble de ses créations s’affranchit des frontières imposées par la géographie et l’histoire. Mêlant le passé et le présent, l’humain, l’animal et le végétal, Wong Wa, avec humour et poésie, compose devant nous un voyage esthétique formidable de candeur, de densité, de découvertes, et simple de sagesse et de vérité.

Wong Wa - Vernissage - Boyer-Labarre galerie

Faye wong

dimanche 7 septembre 2008

Haïku...

Qui se soucie de regarder
la fleur de carotte sauvage
Au temps des cerisiers?

Sodo

Image: fleur de carotte sauvage

samedi 6 septembre 2008

Hiroaki OHTANI


La maison de L'architecte Hiroaki OHTANI est composée de pré-bandes de béton, empilés de manière inégale et qui servent d'escaliers, de meubles et de planchers. La maison est entièrement ouverte, Il n'y a pas de portes intérieures, mis à part les portes coulissantes de la zone bains. L'arbre dans la cour apporte à cette forme linéaire un peu d'irrégularité à extérieur. L'entrée permet d'accéder à la chambre à coucher, la salle à manger et la salle de bains qui se situent au sous sol. A l'étage se trouvent le salon et la cuisine, une série de marches permet d'accéder à la terrasse sur le toit. Un panneau vitré baigne de lumière la cage d'escalier principal.

Une Histoire de sacs...

Richesses des femmes...


  • 70% des 1,3 milliards de personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes
  • La malnutrition touche principalement les petites filles
  • 60 millions de filles n’ont pas accès à l’école primaire, 2/3 des analphabètes sont des femmes
  • Les femmes assurent plus de 50% de la production alimentaire agricole
  • Pour un travail égal à celui des hommes, leurs salaires restent inférieurs de 20 à 50% à celui des hommes.
  • Elles ne gagnent que 10% du revenu mondial
  • Elles ne possèdent que 1% des terres.

    Source : Equité Eco - Photographie : Julie