lundi 29 septembre 2008

Passant la nuit au temple de la Terre pure

Les coqs chantent quand je quitte Hang Chow
il est déjà midi quand j'arrive au temple
pour la méditation, on verra plus tard
avant toute ma vie je n'ai jamais assez dormi
à la hâte on a balayé une chambre, y circule un vent frais
quand je referme la porte, l'agitation aussitôt cesse
d'un encens en spirale monte une mince volute de fumée
je me réveille, on fait bouillir de l'eau de la source du rocher
le thé aux bourgeons pourpres infuse, un nectar blanc et délicat
après le bain naît la fraîcheur du soir
mes cheveux grisonnants sont clairsemés, on peut les compter
je chante à voix haute en franchissant le portail
la couleur du crépuscule descend sur le village
la lune pâle est à moitié cachée par la montagne
les feuilles de lotus rondes rivalisent à renverser leur rosée
je le rencontre sur le pont de pierre et ensemble,
toute la nuit, avec un vieil ami nous devisons
le lendemain matin je me rends à son ermitage dans la montagne
un rocher lisse comme un miroir barre le chemin
autrefois il reflétait la silhouette des ours et des tigres,
aujourd'hui singes et oiseaux de se lamenter
dix mille générations, un bref instant
Texte : Poèmes Zen - Moundarren
Photo : Eiline

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